Lorsque j'étais étudiant en école de commerce, quand un cours ne m'intéressait pas, je m'asseyais à l'extrême opposé du professeur, à côté de la fenêtre ou près du radiateur, selon les saisons. Je m'éloignais des premiers de la classe, des fayots et des élèves sérieux, j'aimais suivre le cours par intermittence, entre jets de boulette, parties de touché-coulé et discussions entre "les glandeurs du fond", comme un professeur nous avait gentiment surnommés. Aujourd'hui, et pour la première fois depuis l'obtention de mon diplôme, j'ai la désagréable impression d'être de retour à la fac : j'assiste en ce moment même à une formation qui répond au doux nom de "introducing the software XXX to our new employees". Même si notre langue maternelle, à chacun d'entre nous, est le français, toute la présentation, les graphiques, les titres de chapitre comme les légendes en bas de page, sont écrits uniquement en anglais. Un mec en pull celio rouge et pantalon beige, probablement habillé par sa mère, nous traduit ligne par ligne, et mot à mot, le texte projeté sur le tableau blanc. Ces quinze jours vont être longs. Très longs.
lundi 19 octobre 2009
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