mardi 27 octobre 2009

Mardi 27 Octobre

Je racontais à Eric mon week-end, et mon rencart avec Clara. Il m'écoutait religieusement, intéressé par la tournure que ce rendez-vous avait pris.

Moi : "Et puis à la fin, dimanche matin, je me suis barré de chez elle, sans rien lui dire."

Eric : "Elle te plaisait pas ?"

M : "Non, elle était très jolie !"

E : "Elle t'a saoulé toute la soirée, elle est conne ?"

M : "Non plus. Ca s'est très bien passé, elle m'a même fait rire."

E : "C'était un mauvais coup alors ?"

M : "Non, pas vraiment."

E : "Elle ronflait ?"

M : "Euh ... non".

E : "Elle puait, elle avait les dents pourries, elle louchait, elle t'a parlé de Jésus et de ses potes, de mariage, des animaux, du prénom de ses futurs enfants, de tous ses ex, de ses règles ?"

M : "Rien de tout ça."

E : "Mais pourquoi tu l'as envoyée chier alors ? Je comprends pas. "

M : "J'ai envie d'être en couple, mais pas tout de suite, dans quelques années. Je ne cherche pas la fille parfaite, c'est juste que j'ai envie de m'amuser."

"C'est à dire ? Tu comptes t'amuser jusqu'à quand ?"

M : "Jusqu'à que je devienne grand, jusqu'à ce que je sois lassé ... Tu me fais chier j'en sais rien ! Pour l'instant, ça me plait d'être célibataire, de faire ce que je veux quand je veux, de mater des culs sans avoir mauvaise conscience."

E : "...". Eric soupire pendant plusieurs secondes.

M : "Oui ?"

E : "Non, c'est juste que tu n'as pas conscience de la chance que tu as, de pouvoir te dire : "bon de toute façon, je m'en trouverais une autre dans pas longtemps pourquoi rester avec elle, elle me cassera forcément les couilles un jour au l'autre".

M : "Oui, c'est le principe."

E : "Elle est bien, mais sa copine aussi est canon, la fille du bureau me fait craquer, la soeur de ce pote me fait rêver ... je les veux toutes, avant que ça ne soit trop tard."

M : "Et alors ?"

E : "Alors ? On a pas tous la chance d'être né beau gosse. Moi, de mon côté, tout ce que je souhaite, c'est d'en trouver une qui veut bien de moi. Et si une fille m'invite à dormir chez elle, ne t'inquiète pas que je me barrerai pas comme un voleur. Au contraire, je lui apporterais le petit-déjeuner au lit et je lui dirais : "s'il te plait, ne me laisse jamais partir de chez toi, je ferais tout pour te rendre heureuse"."

Quelques minutes plus tard, je raccrochais, la boule au ventre. Que les filles me trouvent mignons, qu'elles me traitent de salops, ça me fait ni chaud ni froid. Mais qu'Eric me fasse la morale, ça ne me laisse pas indifférent.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire