lundi 9 novembre 2009
Lundi 9 Novembre
Je n'aime pas les lundis matins, le réveil qui sonne bien trop tôt, la motivation qui s'est envolée depuis belle lurette. Je n'aime pas les jours gris sans pluie, les bus en retard, l'hiver qui s'installe. Je ne supporte pas que l'on me pousse dans le bus, qu'on vienne me parler alors que je suis en train d'écoute de la musique, surtout si c'est pour me demander si je n'ai pas un euro à dépanner. Je déteste avoir froid dehors puis chaud dans les transports en commun, puis froid à nouveau à l'extérieur. Je n'aime pas que l'on m'ignore quand je dis bonjour, que l'on me double dans la queue pour avoir des frites pas cuites avant tout le monde. Je hais les collègues qui insistent pour que je vois à tout prix leur vidéo d'un cycliste qui se prend un panneau en pleine face, alors que j'en ai strictement rien à foutre. Je maudis le supérieur qui vient me parler juste avant que je puisse m'enfuir du bureau, dans le seul but de me donner mauvaise conscience sur mon départ. Je déteste me rappeler sur le chemin du retour du supermarché, que j'ai encore oublié d'acheter du papier toilette pour la troisième fois de suite. Et le soir, seul dans mon lit, je ne supporte plus de m'endormir en étant aussi optimiste sur l'avenir que l'est Eric. Il y a des jours comme ça, où tout s'enchaine sans qu'aucune amélioration ne se profile à l'horizon. J'ai vécu aujourd'hui le type de journée où j'aurais souhaité porter deux pistolets accrochés à mon ceinturon, prêt à dégainer au moindre abruti qui se mettrait en face de mon chemin. Il y aurait eu des mots d'un côté, du soulagement de l'autre.
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