samedi 7 novembre 2009
Samedi 7 novembre
Au salon, on rit, on plaisante et on s'amuse très bien sans moi. Sarah a invité quelques copains à venir boire un verre et elle ne m'a pas proposé de venir les rejoindre. Dommage, la petite brune aux yeux verts et aux origines slaves, qui trempe seulement les lèvres dans son pasoa pour ne pas être rapidement pompette, ne me laisse pas indifférente. Je me rapproche d'eux, je fais semblant de chercher quelque chose au salon, je les salue poliment, mais Sarah m'ignore et ne me présente donc pas à ses amis. Elle nous fait la gueule, à Arnaud et moi, du lundi au vendredi. Les discussions sont difficiles, elle est renfermée, triste, elle se comporte comme un ours qui sort de sa grotte lorsque la faim se fait sentir. Le week-end, par contre, elle est heureuse, épanouie, avec des personnes qui viennent chez nous, que l'on ne connait pas et que l'on ne connaitra probablement jamais. Arnaud s'en contrefout, évidemment, ce qui n'est pas mon cas. Un jour, je dirais à Sarah ce que je pense de son insolence, mais en attendant, je vais retourner au salon, récupérer ma tasse que j'y avais laissé hier soir. Je n'en ai pas besoin maintenant, c'est juste que, on ne sait jamais, ils pourraient peut-être m'adresser la parole, ou mieux, m'inviter à leur table.
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