En cherchant mon carnet de chèques, je suis tombé par hasard sur une photo dont j'avais totalement oublié l'existence. Sur celle-ci, Anna, fixe l'objectif de ses yeux bleus et éclabousse la terrasse du bar par son étincelant sourire. Je l'ai faite développer parce que la photo est parfaite : Anna y est resplendissante, elle me regarde, elle m'apprécie, elle profite de l'instant présent, elle me donne envie de tomber amoureux d'elle.
Je ne l'ai jamais faite encadrer ou accroché au mur, car nous avons rompus quelques jours plus tard. Je m'étais dit que je garderai toujours cette photo dans un coin, pour ne jamais oublier qu'elle a été la seule fille qui, lors d'une relation amoureuse, avait réussi à me faire trembler de bonheur.
Je me suis allongé quelques minutes sur mon lit, les yeux ouverts, la tête sur mes deux bras pliés, avec Damien Rice en fond sonore. J'ai pris mon téléphone, et sans réfléchir aux conséquences de ce que j'allais faire, je lui ai écrit un texto : "Je te désire, j'ai envie de toi, j'ai beau essayé de t'oublier, mais je n'y arrive pas. J'aimerais me réveiller à tes côtés, te dire que j'aime tes hanches, que tes seins sont la plus belle chose qui existe sur Terre, te servir le petit-déjeuner au lit et puis repartir à Paris, en essayant d'apprendre à vivre sans toi. J'ai conscience qu'il est déjà trop tard pour qu'on soit de nouveau ensemble, mais cela ne m'empêche pas d'éprouver du désir pour ta silhouette, ta voix, tes fesses, et tout ce qui te compose. Anna, j'aimerais te faire l'amour, te regarder t'endormir dans mes bras, te voir heureuse auprès de moi."
jeudi 10 décembre 2009
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