Je suis sorti sur Paris, y rejoindre Arnaud dans un bar-boite du nuit du XVème arrondissement. L'ambiance était sombre et bobo, le dee-jay enchainait difficilement les titres, son matériel semblait avoir un problème. Arnaud m'a, dès mon arrivée, présenté à une de ses collègues de bureau, une fille avec un fort accent suisse qui m'a rapidement énervé : elle était aussi intéressante qu'un participant de n'importe quelle émission de télé-réalité. Elle parlait d'elle, d'elle, et encore d'elle. Son accent devenait insupportable à mesure qu'elle ouvrait la bouche. J'aime les filles étrangères qui ont une manière spéciale de parler français, à l'exception de l'accent allemand qui me fait bondir. L'accent italien m'amuse, l'accent espagnol me fait vibrer, l'accent américain me rend amoureux, l'accent russe me donne envie de boire, l'accent belge de raconter des blagues, l'accent québécois de me lancer dans de mauvaises imitations, ostie de criss de calice !
Les gens sont moches dans ce bar et les deux pintes de Leffe ingurgités ne les rendent malheureusement pas plus beaux. Je rentre à la maison seul, sans Arnaud, tel Cendrillon aux douze coups de minuit, sans avoir vu une seule fille potentiellement draguable. J'écris pour la première fois depuis notre rencontre un message à Clara. Étonnamment, ce soir, sa présence m'a manquée.
dimanche 6 décembre 2009
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