Une journée de merde. Une journée à rester couché. Une journée à rester se blottir sous la couette. Une journée à piétiner son réveil et sa sonnerie stridente. Une journée totalement inutile au travail : si on me demandait de servir le café, au moins, j'aurais l'impression d'être utile, de ne plus être ce vieux livre caché au fin fond d'une étagère dont on a totalement oublié l'existence. Une journée à jalouser la candeur amoureuse d'Eric, à envier son nouveau bonheur et sa manière d'envisager les choses toujours du bon côté. Une journée à espérer que Clara m'écrive, ne serait-ce qu'un simple "tu vas bien ?", pour me dire, qu'au moins, je manque à quelqu'un.
Une journée de merde s'enchaine le plus souvent avec une soirée de merde. Une soirée à attendre que le texto sonne, à chercher un peu de motivation au fond de soit pour sortir dehors, une soirée à boire, à être saoul, à vomir, seul. Une soirée à oublier. Eric et moi avons inversé les rôles : c'est désormais moi qui espère que demain, ce sera bien.
dimanche 6 décembre 2009
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