Le centre commercial est bondé, les gens se rentrent dedans avec leur chariot, ça crie pour un rien, tout le monde s'est donné rendez-vous ici : les jeunes, les mères de famille, les cadres, les vieux (alors qu'ils pourraient venir faire leur courses en semaine et ainsi éviter la foule, mais là encore, voici un mystère que la science est incapable de résoudre), les femmes enceintes, les hommes tristes qui tirent la tronche et les enfants turbulents.
S'il y a bien une chose que je ne supporte pas pendant les fêtes de Noël, c'est de sortir pour acheter les cadeaux. Je ne suis pas radin, plutôt je n'accepte pas que les autres viennent le faire en même temps que moi, car évidemment, je ne le fais jamais en novembre, j'oublie toujours ou je retarde jusqu'à ce que cela devienne vraiment urgent, alors, forcément, je me retrouve comme chaque année avec tous les retardataires, ou en d'autres mots, avec tous ces milliers d'enfoirés de mecs à la bourre qui rendent l'air du centre commercial irrespirable.
J'ai toujours été comme cela, bordélique, imprévisible, souvent irresponsable, je fais toujours tout au dernier moment, je ne sais travailler que dans l'urgence. Mais pourquoi le monde entier serait-il comme moi, fainéant et en retard ? N'y a-t-il pas des gens sérieux sur qui compter ? A en juger par le résultat du sommet de Copenhague, non : les chefs d'états du monde entier ne sont mis d'accord que dans l'ultime journée (et ainsi éviter une honte internationale), pour ne finalement accoucher que d'un accord minimum. En y réfléchissant bien, c'est rassurant de voir que je ne suis pas le seul à tout faire à l'arrach'.
dimanche 20 décembre 2009
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire