lundi 18 janvier 2010

Dimanche 17 Janvier

Rien de tel, après une semaine autant agitée, qu'un dimanche tranquille à l'appartement. Il n'y a pas de meilleur plaisir que de trainer chez soi, en caleçon, pantoufles, et tee-shirt bleu-rose immettable, cadeau de du bureau des élèves de mon ancienne école de commerce. Dans cette tenue, je ne fais pas trop rêver les filles, j'en ai conscience, mais ce n'est pas le but de la journée, qui s'annonce beaucoup plus calme et reposante que les précédentes : Pas d'Aline, de Sarah ou d'inconnue dans le métro, je suis enfin seul, serein. Je suis tellement bien, allongé sur mon lit à profiter du silence et du confort, en plein milieu de l'après-midi, à ne penser à rien ! Je pourrais y rester des heures, les mélodies de Coldplay sélectionnées par ma playlist Itunes s'accommodant parfaitement à mon humeur actuelle. Je me retourne, je tergiverse, la recherche de la position idéale sur un lit est une quête difficile mais tellement agréable.
Je ne gâche aucune seconde de ce temps précieux, la sensation de ce bien-être sera malheureusement, si éphémère. Eric et ses amis, les optimistes naïfs, pensent que le bonheur arrive par cycle, pour que l'on sache en profiter. Je rejoins plutôt leurs opposants, les pessimistes, qui estiment que le bonheur ne dure jamais bien longtemps, que le calme vient toujours avant la tempête : il y a toujours une pluie, un orage, ou un ouragan en approche pour éloigner le ciel bleu parfaitement ensoleillé que l'on essaye de se créer. Il faut juste en prendre conscience, cela évite de tomber de très haut le moment venu : une claque dans la gueule fait toujours moins mal quand on s'y est préparé.

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