Je me suis fait convoqué de tout urgence dans le bureau de Cédric ce matin, sans vraiment que je m'y attende. Avant même qu'il ait le temps de parler, je me suis directement excusé de mon retard de la veille :
"Cédric, je suis désolé pour hier matin, mais j'ai eu des soucis pour venir."
Mon patron a eu un air étonné, son sourcil gauche a bondi, sa tête a légèrement reculé, sa lèvre supérieure s'est rapproché de son nez. Visiblement, j'avais dit quelque chose de stupide : "Mais de quoi tu me parles ? Qu'est ce que j'en ai à foutre que tu étais absent hier ? Franchement ! Tu as pris du retard pour le travail que les autres t'ont confié, mais bon, tant que tu le délivres à temps, tu fais bien comme tu veux ! ". Ce que disait Cédric était intéressant : on ne me confit plus aucun travail depuis des semaines, je n'ai donc aucune obligation d'être présent dans les locaux quotidiennement ? Je l'ai compris comme cela (ou plutôt comme cela m'arrange).
Il continuait son blabla au sujet de mes qualités, de mon apparence, et m'a invité, ou plutôt, forcé, à venir encore avec lui à une réunion de, je cite "mecs importants à qui il faut raconter le même baratin que la dernière fois".
Je ne peux pas lui dire non. La réunion avait lieu dans quelques jours, et je savais déjà que j'allais m'y ennuyer comme un enfant à qui force de venir à une soirée entre adultes. Il faudrait que j'apprenne à dire non, un de ces jours, pour mon bien-être personnel.
samedi 16 janvier 2010
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