Seconde journée de travail en 2010, et toujours très peu d'avancée dans mon épanouissement professionnel. Je n'effectue que le strict minimum, je m'ennuie à longueur de temps, alors je pense à autre chose, à Eric et sa copine, à mes dernières péripéties, à Clara, Sarah et Sara, Anna, et tous ces prénoms qui se terminent par 'a'. J'essaye de me souvenir la dernière fille que j'ai rencontré qui ne respectait pas cette règle orthographique, et cela remonte à loin, à une dénommée ... Marie.
Un peu avant l'été 2009, je buvais une bière dans un pub de Paris, assis confortablement au comptoir. Alors que tout le monde suivait le match de rugby sur les multiples télévisions, je n'avais d'yeux que pour cette ravissante serveuse, à la voix grave et au sourire angélique. J'ai eu l'air stupide quand je lui ai demandé si elle arrivait à s'habituer à la vie française. "Je suis alsacienne, donc oui, plutôt facilement !". Je pensais, bêtement, que tous les employés d'un pub britannique l'étaient aussi. Ses cheveux roux aux mèches blondes qui s'étendaient jusqu'à ses épaules et ses tâches de rousseur parsemés sur son visage m'ont induit en erreur. Ce qui s'est passé ensuite n'est pas très intéressant, nous avons discuté, échangé nos téléphones, je l'ai rappelé, on s'est revu dans un autre bar après son service, elle m'a invité chez elle, je l'ai embrassé devant sa porte, je l'ai accompagné jusqu'à son lit, on a fait l'amour, elle a dit qu'elle ne faisait jamais ça d'habitude (sous-entendu qu'elle ne couchait pas le premier soir), je lui ai dit que cela n'avait aucune incidence de ce que je pensais d'elle, je lui ai proposé qu'on sorte ensemble une nouvelle fois, elle ne m'a plus jamais rappelé. Du classique, en quelque sorte !
samedi 9 janvier 2010
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