En début d'année, l'être humain aime faire des bilans : les journalistes nous ressortent les photos marquantes, la télévision passe en boucle le bêtisier des événements les plus drôles, et qui au passage se fait de l'auto-promotion en diffusant les meilleurs moments de ses émissions télévisés (service public comme privé), tout est fait pour que l'on se remémore ce que l'on a vécu en 2009. Moi, je préfère compte le nombre de filles avec qui j'ai couché en 365 jours, combien de soirées j'ai fini saoul et heureux, mon bonheur personnel se limite à ce genre de détails.
Aujourd'hui, je suis assis à une table ronde entouré d'autres personnes, tel des chevaliers en costume cravate et attaché-case, pour parler de l'année 2009 en terme financier et économique pour l'entreprise qui m'embauche. Chacun parle à son tour, et tient à peu près le même discours : "Malgré la crise, notre secteur a eu de bons résultats." Voici deux heures que ce cinéma dure, je n'en peux plus. Je n'ai même pas dit un mot ! Quand nous nous sommes arrêtés sur mon secteur, Cédric, et uniquement lui, a blablaté pendant une dizaine de minutes. Je me forçais à sourire, et à ne surtout rien dire, comme il me l'avait demandé. Je suis comme une secrétaire sexy, présent à ce bilan de fin d'année uniquement pour une question d'apparence. Et cela ne me plait absolument pas.
samedi 9 janvier 2010
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