Le voyage en train m'a épuisé. Entre mon voisin corpulent et moi, la bataille de l'accoudoir a été rude. Derrière, une petite gamine, visiblement russe, en tout cas slave, sautait, hurle, criait, marchait inconsciemment (ou consciemment ?) sur les pieds des passagers, malgré les douces mises en garde de sa mère. Cette fille avait le même effet qu'une mauvaise gueule de bois, et mon crâne n'attendait qu'une seule chose, l'arrivée du messie, mon sauveur capable de mes guérir de tout mes maux : le paracétamol.
Quand je suis arrivé chez moi, j'ai directement filé vers la salle de bains, j'ai ouvert la trousse de pharmacie et j'ai avalé un cachet d'aspirine. Je me suis tout de suite senti mieux, gloire au petit cachet blanc !
En entrant dans ma chambre, une surprise m'attendait : mon lit était occupée par une ravissante demoiselle, allongée nue, qui y somnolait. Une longue chevelure brune dépassait de la couette, c'est à ce détail que j'ai rapidement reconnu Sarah. Je me suis déshabillé en deux trois mouvements, et je me suis installé auprès d'elle, sans la brusquer. J'ai posé ma main sur ses hanches, et, à l'instant où je l'ai effleuré, elle s'est blottie contre moi.
jeudi 7 janvier 2010
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