Il y a des jours comme ça, où l'on n'a pas envie de se réveiller, où l'on souhaite inverser le cours du temps, rester pour toujours enveloppé dans sa couverture, ne jamais rouvrir les yeux, profiter de la douce chaleur du matin. Et puis non, cet enfoiré de réveil sonne : c'est d'une violence ! On grogne, on espère qu'il s'arrêtera par lui même, mais non, il aime provoquer, il continue sans relâche à faire vibrer mon lit et à inonder mes oreilles de ses stridentes mélodies. Parfois, le fourbe, il s'interrompt quelques minutes, puis repart de plus belle. Je hais les réveils, je hais quand les journées commencent, je hais me lever.
Ce matin, pourtant, tout a été différent : Je ne sais pas pour quelles raisons, mais je me suis rendormi sans m'en rendre compte. J'ai du éteindre le réveil par réflexe, mon inconscient a ensuite été probablement guidé par ma fainéantise et ma démotivation professionnelle, j'imagine.
Pourtant, hier, je n'étais pas beaucoup fatigué, pas plus que d'habitude, je n'avais pas bu d'alcool, je n'étais même pas sorti, je n'ai couché avec personne, ni avec Sarah ni avec Aline, je n'avais rien fait de spécial. Je me suis réveillé vers onze heures, un peu en panique, j'ai crié "merde !" en calculant en un instant les conséquences de cette nuit que je n'avais pas su bien négocier : je venais de faire la grasse matinée, et je m'étais mis dans un sacré pétrin. Je suis parti de chez moi une heure plus tard, en souhaitant, sans trop y croire, que mon retard ne poserait pas de problème auprès de mes supérieurs.
vendredi 15 janvier 2010
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